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Manger Alcalin : Comprendre, cuisiner, adapter
On entend souvent tout et son contraire sur le régime alcalin. Est-ce une mode ? Une méthode miracle ? En réalité, si l’on met de côté les promesses un peu magiques, il reste une base solide, logique et bienveillante pour notre corps.
Mon objectif avec ce site est de vous donner des clés pour cuisiner en conscience, pas de vous enfermer dans une liste d’interdits. L’équilibre acido-basique reste notre fil rouge, mais il peut s’adapter à différents styles alimentaires. Que vous soyez flexitarien convaincu ou curieux des approches pauvres en glucides, la logique alcaline reste votre boussole : comment aider votre corps à gérer ce que vous lui donnez ?
L’Indice PRAL : Votre boussole, pas votre prison
Précision importante : Le PRAL mesure l’effort demandé à vos reins pour éliminer les résidus acides de l’alimentation. Il ne s’agit pas de « modifier le pH de votre sang » (que le corps régule très finement et maintient stable autour de 7.4), mais de soulager la charge rénale.
Pour faire simple, imaginez que votre alimentation est une balance. L’outil que nous utilisons, c’est l’indice PRAL (Potential Renal Acid Load).
- D’un côté, les aliments qui demandent un effort d’élimination (les protéines, les fromages, les céréales).
- De l’autre, ceux qui apportent des minéraux « tampons » (les légumes, les fruits, les racines).
Mon conseil : Ne cherchez pas la perfection à chaque bouchée. L’idée n’est pas de supprimer ce qui est acide (nous avons besoin de protéines !), mais de toujours penser à compenser. Vous mangez une viande ? Super, mais accompagnez-la d’une belle portion de légumes. C’est ça, la vraie cuisine alcaline : l’art de l’équilibre.
Le cas particulier des agrumes (Amis ou faux amis ?)
C’est une question qui revient souvent : le citron est-il acide ou alcalin ?
- En théorie (PRAL) : Le citron est alcalinisant car riche en potassium et en citrate, ce dernier étant métabolisé par le corps en bicarbonate, un tampon naturel. Une fois métabolisé, il laisse un résidu basique.
- En pratique (Tolérance) : Certaines personnes tolèrent mal les agrumes (reflux, irritation gastrique). Si le citron vous donne des aigreurs, réduisez-le ou supprimez-le. C’est une question de tolérance digestive individuelle et de sensibilité muqueuse, pas de chimie universelle. Écoutez votre corps avant la théorie.
On ne nage pas à contre-courant (Les nouvelles recommandations 2025)
Je tiens à vous rassurer : cette vision de l’alimentation n’est pas marginale. Elle rejoint les concepts de « Real Food » mis en avant dans les recommandations officielles américaines (Dietary Guidelines for Americans 2025-2030).
Ces directives ne valident pas la théorie alcaline en soi, mais elles convergent vers les mêmes pratiques de santé :
- La priorité au « Vrai Manger » : L’objectif premier est de réduire drastiquement les produits ultra-transformés riches en sucres ajoutés, sels et additifs phosphorés. C’est le point de convergence majeur.
- La place des glucides : Ces directives appellent à réduire drastiquement les glucides raffinés (pain blanc, céréales industrielles). Elles notent également (page 9) une ouverture pour les malades chroniques concernant les régimes pauvres en glucides, même si elles ne valident pas les régimes Low Carb ou Keto en tant que tels pour la population générale.
Et le régime méditerranéen dans tout ça ?
On me demande souvent : « C’est quoi la différence avec le régime méditerranéen ? » Bonne nouvelle : ce ne sont pas des approches rivales.
Ce qui nous rapproche : En réalité, les deux partagent un socle commun solide : priorité aux végétaux, aux aliments peu transformés, aux huiles de qualité, et une méfiance envers les produits industriels. Sur ce plan, nous sommes alliés.
Ce qui nous distingue :
- Les céréales et légumineuses : Le modèle méditerranéen les met au centre de l’assiette (pain, pâtes, pois chiches, lentilles). Or, ces aliments ont un PRAL légèrement acidifiant et peuvent, chez certaines personnes, favoriser des pics d’insuline ou des inconforts digestifs (ballonnements, fatigue post-repas). L’approche alcaline invite à les modérer, pas à les diaboliser.
- L’huile d’olive : Excellente crue, mais sa qualité commerciale est très variable. Et contrairement à l’image d’Épinal, elle n’est pas idéale pour la cuisson à haute température. Les graisses saturées (ghee, coco) sont plus stables.
- Le vin rouge : Le fameux « verre protecteur » repose sur des études dont la portée est aujourd’hui relativisée. Les quantités de resvératrol dans un verre sont infimes, et l’alcool reste un irritant digestif, même à faible dose. Ce n’est pas un pilier santé, c’est un plaisir à consommer en conscience.
Mon conseil : Si le régime méditerranéen vous convient, que votre digestion suit et que vous avez de l’énergie stable, c’est une excellente base, ne changez rien. En revanche, si vous ressentez des ballonnements chroniques, des coups de fatigue après les repas ou des troubles glycémiques, l’approche alcaline (ou sa variante keto) peut offrir un ajustement pertinent.
Ne voyez pas ces approches comme concurrentes, mais comme des curseurs à ajuster selon votre corps.
L’alcalin s’adapte à vous
L’approche alcaline n’est pas un menu figé, c’est un principe d’équilibre qui s’adapte à votre réalité. Selon votre digestion, votre énergie ou vos objectifs, vous pouvez ajuster le curseur tout en gardant la même logique : compenser, équilibrer, soutenir vos reins et votre vitalité.
Voici comment je vois les choses :
A. Le Flexitarisme Alcalin (La voie de la douceur)
C’est souvent par là qu’il faut commencer pour la prévention.
- L’assiette : On fait la part belle aux végétaux (70%) et on garde des protéines de qualité (30%). C’est simple, c’est gourmand, et ça maintient naturellement l’équilibre sans se prendre la tête.
B. La variante « Keto Alcalin » (Pour une énergie stable)
Certaines personnes ressentent des coups de fatigue ou des variations d’humeur liées aux glucides. Dans ce cas, on peut réduire les sucres tout en restant dans une logique alcaline.
- Le principe : Moins de glucides, plus de graisses de qualité, mais toujours avec une base végétale pour maintenir l’équilibre acido-basique. C’est ce que j’appelle le « Keto Vert ». On réduit les sucres pour passer en mode « combustion des graisses » (Cétose).
- Attention au piège ! Ne tombez pas dans le « Dirty Keto » (charcuterie industrielle et fromages fondus), souvent inflammatoire.
- Ma vision alcaline : Faites un « Keto Vert ». Privilégiez les graisses de qualité (voir la section dédiée ci-dessous) et des légumes pauvres en oxalates. L’huile d’olive extra vierge reste une bonne option pour l’assaisonnement. Attention aux noix (riches en oméga-6) : une poignée suffit.Pour les légumes verts, évitez le piège des épinards et blettes, très riches en oxalates (jusqu’à 650 mg/tasse !) qui peuvent paradoxalement stresser vos reins. Préférez le kale, le bok choy, la roquette ou le brocoli, tout aussi riches en minéraux mais avec 50 à 100 fois moins d’oxalates.
C. Quand les fibres posent problème (Low Carb adapté)
Je sais, ça peut sembler paradoxal sur un site dédié aux végétaux. Mais l’honnêteté m’oblige à le dire : certaines personnes ne tolèrent plus les fibres (SIBO, ballonnements sévères, maladies auto-immunes). Dans ces cas précis, une réduction temporaire des végétaux peut être nécessaire.
- L’approche : On réduit temporairement les fibres et anti-nutriments végétaux pour diminuer la stimulation digestive. Comme ce régime est acidifiant (charge protéique), certains pratiquants utilisent des eaux minérales naturellement gazeuses (riches en bicarbonates).
Comment garder une logique alcaline malgré tout ?
- Les eaux minérales riches en bicarbonates (St-Yorre, Vichy) aident à tamponner la charge acide des protéines.
- Le bouillon d’os apporte des minéraux et de la glycine, utiles pour la barrière intestinale.
Ce n’est pas une approche que je recommande en première intention, mais elle existe et peut être un pont vers une réintroduction progressive des végétaux.
Note importante : Des règles différentes pour des métabolismes différents
Il serait simpliste d’appliquer la grille de lecture classique à ces régimes spécifiques. En état de cétose nutritionnelle, des mécanismes adaptatifs entrent en jeu :
- L’urée : Son élévation est souvent une réponse physiologique normale à un métabolisme protéique accru, et non un signe automatique de souffrance rénale chez les personnes aux reins sains.
- Le LDL (Cholestérol) : Certaines personnes minces et métaboliquement saines développent un LDL élevé en régime cétogène, un profil nommé « Lean Mass Hyper-Responder » (généralement LDL > 200 mg/dL, HDL > 80 mg/dL, triglycérides < 70 mg/dL). Bien que ce profil soit à l’étude, la recherche invite encore à la prudence : ces données portent sur des profils spécifiques et nous manquons de recul sur les événements cardiovasculaires à long terme.
Ces nuances soulignent l’importance de ne pas juger une prise de sang « Low Carb » avec les seuls critères d’une alimentation standard.
Le choix des graisses : un détail qui change tout
Même dans une cuisine centrée sur les végétaux, les graisses jouent un rôle clé, pour la cuisson, la satiété et l’absorption des vitamines liposolubles. Que vous soyez en approche flexitarienne ou keto, la qualité des graisses compte autant que leur quantité. Toutes ne se valent pas, surtout à la cuisson.
Pour la cuisson (haute température) : Les graisses saturées sont les plus stables car elles résistent à l’oxydation. Privilégiez :
- Le ghee (beurre clarifié) : riche en vitamines A, D, K₂ si issu de lait d’animaux au pâturage. C’est mon premier choix.
- L’huile de coco vierge : très stable, goût neutre pour la version désodorisée.
- Le suif de bœuf ou la graisse de canard : excellents pour les cuissons à haute température (poêlées, rôtis).
Pour l’assaisonnement (à froid) :
- L’huile d’olive extra vierge reste une excellente option — mais réservez-la aux vinaigrettes et aux plats déjà cuits. À la poêle, elle s’oxyde plus vite qu’on ne le croit.
- Attention à la qualité : une grande partie des huiles d’olive commerciales sont coupées ou oxydées. Cherchez des huiles avec une date de récolte, une origine précise, et un goût légèrement piquant en gorge (signe de polyphénols).
La question du sourcing : Une graisse d’animal élevé au pâturage n’a pas le même profil qu’une graisse d’élevage intensif : plus d’oméga-3, plus de CLA (acide linoléique conjugué), plus de vitamines liposolubles. Si vous avez accès à un boucher de confiance ou à des producteurs locaux, c’est un investissement santé réel.
En résumé : Graisses saturées pour cuire, huile d’olive pour assaisonner, et toujours privilégier la qualité à la quantité.
L’Hygiène de vie : La respiration, votre alliée oubliée
On l’oublie trop souvent : l’alimentation n’est qu’une partie de l’équation. Saviez-vous que la voie majeure d’élimination des acides volatils est… la respiration ?
- L’expiration du CO2 : Vos poumons éliminent les « acides volatils » sous forme de CO2. C’est quantitativement bien plus important que l’élimination rénale des acides fixes !
- En pratique : Une activité physique régulière favorise une bonne ventilation pulmonaire, ce qui contribue à la régulation physiologique normale de l’équilibre acido-basique. Bouger, c’est littéralement « ventiler » ses acides.
À l’inverse, le stress chronique favorise une respiration superficielle et rapide, ce qui réduit l’élimination efficace du CO₂. Prendre quelques minutes par jour pour respirer lentement et profondément (cohérence cardiaque, respiration abdominale) n’est pas du folklore : c’est de la régulation acido-basique en action.
La technique culinaire : Préserver le vivant
La théorie ne suffit pas. C’est en cuisine que tout se joue.
- La cuisson vapeur douce (Vitaliseur, Couscoussier, ou simple panier vapeur) : Contrairement à la cuisson à l’eau (où les minéraux fuient dans l’eau de cuisson) ou à la cocotte-minute (haute température), la vapeur douce (<95°C) préserve les minéraux comme le potassium.
- Éviter l’excès de réaction de Maillard : Vous savez, cette croûte brune sur les aliments trop grillés ? C’est délicieux, mais elle contient des AGEs (produits de glycation avancée). À haute fréquence, ils sont associés à un stress oxydatif accru. Variez vos cuissons (étouffées, mijotés) plutôt que de tout griller systématiquement.
- Le trempage : Pensez à faire tremper vos oléagineux et légumineuses (ex: 12h pour les amandes). Cela « réveille » la graine, lance le processus de germination et rend les minéraux plus biodisponibles.
Le mot de la fin
Ne voyez pas l’alimentation alcaline comme une liste d’interdits. Voyez-la comme une grille de lecture. Que vous mangiez une côte de bœuf ou une salade de quinoa, posez-vous la question : « Comment j’aide mon corps à gérer ça ? ».
Au fond, que vous appeliez cela « manger alcalin » ou simplement « manger plus de végétaux et moins de transformé », le résultat est le même : vous aidez votre corps. Écoutez vos ressentis, testez, et n’ayez pas peur d’adapter ces conseils à votre réalité. Votre corps est votre meilleur guide.
Note de transparence :
L’indice PRAL est un outil reconnu en recherche nutritionnelle, mais les preuves cliniques formelles sur les bénéfices spécifiques du « régime alcalin » pour la population générale restent limitées. Les bienfaits santé observés pourraient aussi s’expliquer par l’augmentation mécanique des fibres, des antioxydants et des végétaux, indépendamment de l’effet sur le pH. Cette approche alimentaire ne remplace en aucun cas un avis médical.
Références pour aller plus loin :
- USDA – Dietary Guidelines for Americans 2025-2030.
- Travaux de Remer & Manz sur la charge rénale (PRAL).
- Devries et al. (2018), « Changes in Kidney Function Do Not Differ between Healthy Adults Consuming Higher- Compared with Lower- or Normal-Protein Diets », The Journal of Nutrition.
- Jeff S. Volek & Stephen D. Phinney, « The Art and Science of Low Carbohydrate Living ».
- Budoff et al. (2024), « Carbohydrate Restriction-Induced Elevations in LDL-Cholesterol and Atherosclerosis: The KETO Trial ».

Bonjour,
Ce que je viens de lire est absolument véridique et repose sur des faits avérés puisque cela corrobore avec ce que j’ai déjà lu et écouter concernant les études scientifiques en la matière.
Je viens de découvrir ce site mais je peux d’ores et déjà dire que ce que je viens de lire m’intéresse au plus haut point et c’est en plus, extrêmement bien écrit et limpide.
BRAVO
Bonjour,
C’est dingue, car apres plusieurs années d’etudes, j’ai décidé de me mettre a mon compte et de livrer des plats alcalins et des jus de fruits et de legumes. Je me retrouve completement dans ce que vous ecrivez. j ai d’ailleurs depuis quelques mois décider de livrer des repas alcalins ainsi que des jus, et d’en faire mon activité professionnelle. Merci beaucoup pour votre site, il m’inspire tres souvent dans les repas que je propose…..
merci bcp c’est tres bien écrit et on trouve de tres bonnes informations , il est très rare que je laisse un commentaire mais la qualite de votre site m’a forcée à m’exprimer ! Je consulte bcp de sites sur le sujet mais le votre est tout simplement remarquable.
Merci pour vos aimables remarques. N’hésitez pas à poser des questions ou apporter votre contribution en informations nouvelles. Bonne cuisine alcaline !
Merci pour cet article si bien rédigé. Actuellement je suis les conseil de ma mère en ajoutant des jus de fruit et légumes à mon quotidien et cette première lecture m’a déjà beaucoup clarifié sur le chemin à suivre. Je continuerai à lire votre blog mais aussi les liens qui vous proposez.
Cordialement,
Nicolas
Bonjour,
Je passe ici pour approfondir mes recherches concernant le régime alcalin. Je ne suis pas enthousiasmée par votre page, contrairement à ceux qui semblent avoir laissé des commentaires plus haut. Le 1er me laisse d’ailleurs sceptique.
Et pour faire suite aux commentaires, pardon mais non, ce n’est pas si bien écrit qu’on le dit…
« c’est le déclenchement d’une pathologie entraînant multitudes de symptômes chroniques DONT on n’associe que trop rarement à cette question d’excès d’acidité » Est un exemple, et il y en a partout dans l’article!
Je suppose que ces personnes viennent de parcourir des site bourrés de publicités, mal traduits et dont l’unique but est de favoriser le flux internet… Forcément en comparaison, oui c’est vrai que c’est mieux!
Pour ce qui est des arguments en lien avec des études, « Ces connaissances sont apportées par les nombreuses études scientifiques les plus récentes et aussi par les nombreux retours d’expérience de soigneurs et de malades ayant su aller au-delà des symptômes et des pathologies » ne me convainc pas! On les appelle fallacieux. Votre travail mériterait de vrais appuis.
Pour le reste, je suis agréablement surprise par les références, de boutiques.
Le lien « présentation pdf “Équilibre Acido-Basique” du professeur Levy de l’université de Grenoble » ne fonctionne pas (avec mon pc en tout cas) pour info.
Et la manière dont est amené le sujet est intéressant.
Malgré mes commentaires acides (pour le jeu de mot, donc) j’ai bien tout lu et vous remercie pour votre article. Je suis convaincue qu’il serait plus pêchu enrichi de références et arguments plus sérieux.
Merci beaucoup pour votre travail
Bonjour,
Je vous remercie pour votre retour, vos critiques m’apparaissent pertinentes, je vous rejoins sur le fait que certaines phrases donnent un aperçu trop général sans justification scientifique ou qui mériteraient d’être plus nuancées. Mon intention initiale était de rester assez généraliste sur le sujet et de permettre au lecteur d’avoir une vision la plus globale possible sur la santé autour de l’alimentation. Je souhaite amener les visiteurs à consommer davantage de légumes et de fruits ou bien à investiguer sur les différents thèmes « alternatifs » évoqués dans l’article.
Je comprends votre frustration, vous aimeriez si j’entends bien vos propos, disposer de ressources complémentaires vous permettant de comprendre plus précisément les processus corporels en jeu et le lien qu’ils peuvent avoir avec la santé et l’alimentation. Je note ce point pour les prochaines évolutions de la page et du site.
A ce propos, j’ai corrigé le lien pdf du professeur Levy, que je vous remets ici : pdf sur acide base
J’ai par ailleurs apporté une correction sur la partie que vous évoquez (le pH et les symptômes associés) en prenant appui sur l’étude suivante
Pour aller plus loin, j’ai rajouté une référence au Dr/régime Kousmine qui semble être la première à avoir introduit l’équilibre acido basique dans l’alimentation.
J’ai bien conscience que malgré ces dernières références, cela ne soit pas suffisant à satisfaire votre curiosité ou vos interrogations. N’hésitez pas à me préciser les points que vous aimeriez que je détaille ou corrige.
Merci pour votre contribution à rendre le site de meilleure qualité,
Bonnes recherches ;)
Excellente synthèse ! Merci !
Je connais plusieurs personnes qui ont nettement amélioré leur condition due à une maladie auto-immune en adoptant un régime alcalin…
Là, je suis contente d’avoir lu ces informations, certains aliments que je consume sont ok, d’autres j’ élimine au fur et à mesure et ainsi je pourrai faire ce régime presque parfaitement sans contrainte.
[…] du sang : ils équilibrent le ph du sang face aux aliments qui l’acidifient. De fait, le régime alcalin et le régime détox ont beaucoup en commun, puisque dans les deux cas, on favorise les […]
Bonjour,
Il est scientifiquement reconnu (https://www.aicr.org/patients-survivors/healthy-or-harmful/alkaline-diets.html) que le corps régule de lui-même son taux d’acidité, donc suivre un régime alcalin n’a d’autre utilité que d’enrichir certains gourous de la nutrition.
Cordialement.
Bonjour,
Oui, c’est bien ce qui est mis en évidence à travers cette page. Le corps régule (et sans effet secondaire) à partir du moment où il dispose des ressources suffisantes. Le terme « régime alcalin » est simplement un pointeur vers les catégories d’aliments qui fournissent ces ressources et votre lien souligne exactement ce qui est préconisé ici. L’indice PRAL n’est pas une référence absolue (on peut le critiquer sous bien des aspects) mais il peut aider à s’orienter vers des aliments plus intéressants que d’autres pour optimiser ses réserves minérales.
– Suivre un régime (plutot rééquilibrage) alcalin n’enrichit pas forcément les gourous puisque vous trouvez cela sur ce site gratuitement.
A chacun de s’informer à sa guise sur internet ou auprès des « gourous » ou des professionnels.
– Le corps cherche effectivement à réguler en permanence tant qu’il en a les ressources.
Mais le danger est qu’il s’épuise au bout d’un certain temps et ne puisse plus réguler.
Exemple avec l’insuline secrétée après l’ingestion de glucides : Si on en consomme trop et trop souvent, le corps s’épuise au bout de nombreuses années, une résistance à l’insuline s’instaure, le prédiabète pointe son nez puis le diabète de type 2 si rien n’est corrigé.
Et alors, c’est la porte ouverte à l’obésité (régulation du poids plus difficile pour les diabétiques), cancer… car tout se dérègle en chaine. Voir de nombreuses études que vous trouverez sur internet et sur le site Lanutrition.fr
– Mais que c’est difficile dans notre société addict au sucre, acidifiant. Après le combat contre les graisses d’il y a 30 ans, la société s’est reportée sur le sucre, très plaisant au gout.
Si on pouvait ainsi faire de la prévention au lieu d’intervenir trop tard quand la maladie est déjà la.
Nous ne sommes qu’une usine chimique : le moteur (son bon fonctionnement et sa durée de vie) dépend de l’essence qu’on met dedans !
Encore MERCI pour votre site qui permet d’enrichir et croiser mes informations.
Si c’etait le cas, personne ne souffrirait de remonté acide ou d’ulcere. Nous ne sommes pas tous égaux et je parle par expérience. Certains corps dont le mien sont extrêmement chargés d’acide. Évidemment, la nourriture y est pour beaucoup, mais la génétique aussi.
Avec ce genre de raisonnement, je m’attends à ce que tu additionnes les moutons et les clés à molette.
Bonjour,
D’après toutes les listes d’aliments acido-basiques consultées, le jaune d’oeuf serait clairement alcalin. L’indice PRAL me semble complètement faux et incompréhensible à cet égard.
Autre incohérence, semble-t’il, de l’indice PRAL : celui-ci donne un indice -2.3 pour le café expresso (donc alcalin), alors que le café est généralement considéré comme TRES acidifiant. Où est la vérité ?
Merci pour vos éclaircissements.
Bonjour Jean-Michel,
Tout d’abord, il faut relativiser l’importance de l’indice PRAL car c’est un indicateur théorique qui serait potentiellement proche de la réalité si nous avions une machine identique en tout temps. Il ne tient pas compte des particularités de chacun.
Le jaune d’oeuf est acide selon certains, alcalin selon d’autres, il ne semble pas y avoir de consensus donc dans le doute on peut toujours l’accompagner de légumes/salades. Le fait qu’un aliment soit acidifiant n’est pas problématique en soi à partir du moment où les minéraux alcalins sont apportés avec le reste du repas.
Pour le café, la graine a été torréfiée donc littéralement carbonisée. L’eau du café est très acide mais cela ne justifie pas que celui-ci soit acidifiant pour l’organisme (un aliment acide en bouche n’est pas forcément acidifiant pour l’organisme, cela n’a pas de rapport direct). Par contre, le processus de torréfaction détruit et modifie certains éléments de la graine et crée de nouvelles molécules (réaction de Maillard). Ce processus va complexifier, pour l’organisme, la métabolisation des éléments du café : il va entraîner la création de déchets qui eux-même vont acidifier l’organisme.
J’entends bien la difficulté à identifier si un aliment est alcalin ou acidifiant, l’indice PRAL nous donne seulement de grandes orientations, des catégories d’aliments à considérer comme alcalin ou acidifiant. Etant donné qu’il restera toujours un doute sur certains aliments, je pense qu’on peut considérer quelques bonnes pratiques qui préviendront les effets moyens/longs termes non maîtrisés. Par exemple, on peut se poser les questions suivantes :
– Prenons-nous systématiquement et en quantité des aliments alcalins au cours d’un repas (légumes, salade) ?
=> à défaut d’avoir des repas peu équilibrés, l’alcalinité peut être favorisée à travers des exercices de respiration
– Dans quel état est notre organisme (avec inflammations localisées ?)
=> si on est déjà en acidose, il conviendrait d’en limiter la consommation
– Quel effet l’aliment a-t-il sur notre organisme ?
=> si l’effet est positif, il conviendrait d’en limiter la consommation pour éviter tout effet moyen/long terme : Si par exemple, le café vous permet de vous maintenir un niveau d’énergie ou un transit régulier, le mieux serait de regarder le problème à la source, pas de s’en servir comme béquille tous les jours.
=> si l’effet est négatif, peut-être faut-il envisager d’en perdre l’habitude et de le remplacer temporairement par un substitut. On peut remplacer le café par le thé par exemple…
Globalement, étant donné l’état actuel des connaissances, la meilleure des préventions n’est-elle pas de faire dans la diversification en s’orientant essentiellement vers une consommation de « bons aliments », d’aliments alcalins et qui nous font du bien (sans privation des petits plaisirs) ?
Merci Muriel (avec un grand retard de ma part) pour votre argumentaire très bien équilibré. Il m’inspire. J’ai été fort intéressé par vos commentaires sur le café, je jaune d’œuf, et les bonnes pratiques sur la consommation alimentaire . Bien cordialement.
Je sais si les aliments me conviennent en examinant chaque matin et à jeûn ma langue dans un miroir. Si elle est rose ok, si elle est blanche et pateuse…attention!
C’est comme cela que j’ai pu distinguer les bons des mauvais aliments pour moi. Je dis souvent que mon corps me parle et c’est vrai!
Mon corps tolère très bien les légumes verts et les poissons par exemple, mais très mal les aliments raffinés et artificiellement sucrés, ainsi que tout laitage.
Le problème c’est que la liste des produits alcalins est beaucoup moins importantes que celle des acides.
L’application de ce régime réduit drastiquement les sources nutritionnelles nécessaires au corps et les carences peuvent vites survenir (dents qui se dechaussent par exemple). Notre corps nous fait vite ressentir les manques et souvent cela se traduit par des écarts alimentaires contre productifs qui peuvent vite nous faire abandonner, voir déprimer. Les fruits sont bons, mais attention à l’excès de sucre, si pris en grande quantité. Attention aussi à l’acidité des agrumes. Tout cela est loin d’être évident et j’ai découvert tout cela à la dure. J’ai peut être la chance ou la malchance d’avoir un corps hypersensible depuis ma naissance. Ahhh!… sacré karma!
De plus, les compléments coûtent chers et ce régime demande un changement dans nos habitudes de vie loin d’être évident, même s’il s’agit de notre santé.
Le jeûn, d’après moi, reste le meilleur moyen de rééquilibrage. Mais pour éviter les troubes des trois premiers jours (nausées, migraines, etc) je conseille vivement le nettoyage préalable du côlon avec du sel et de l’eau tiède comme enseigné dans le yoga:
https://vidya.bio/nettoyage-simple-du-colon-technique-courte/
Ce nettoyage colonique peut aussi s’effectuer indépendamment, un fois tous les 3 mois.
Je le trouve bien plus efficace que le lavement intestinal avec le bock.
Merci Hubert, pour vos commentaires. Je m’y suis bien retrouvé. dans ma réaction physiologique à plusieurs de ces aliments. Ainsi, un allergologue a défini une toux persistante, il y a 4 ans, comme une allergie au pain industriel (et aux acariens aussi…)
Le test de la couleur de la langue est très vrai. Bien cordialement.
Bonjour,
Je suis actuellement un régime naturopathique pour rétablir mon équilibre acido-basique qui serait fort acidifié. Par ailleurs, je souffre d’arthrose lombaire (douleurs sourdes) et de rhumatisme aigu dans le haut des bras. Je cherche un anti-inflammatoire complètement NATUREL. J’ai entendu dire que le curcuma était un puissant anti-inflammatoire… Mais, je suppose qu’il ne s’agit pas de poudre de curcuma mélangée à du poivre noir… Quelle forme de curcuma est-elle vraiment un anti-inflammatoire efficace ?
Merci beaucoup pour vos conseils.